Sidi TOURE

Après "Sahel folk" sorti en 2011, le guitariste malien Sidi Touré revient avec un troisième album "Koïma". Représentant discret du blues songhaï, l'artiste continue de développer sa musique, mélange de musique traditionnelle (le takamba musique de danse de Gao), de rock et de blues.

Les mélomanes du monde entier ont pu apprécier le jeu sensible et l’authenticité  de Sidi Touré avec la parution du magnifique "Sahel Folk" . Son album, "Koïma", confirme son grand talent.

Accompagné de deux guitares, d'un violon traditionnel, d'une calebasse et de choeurs féminins, le chanteur livre ici un blues malien hypnotique, une ballade langoureuse et entêtante sur la dune rose de Koïma qui domine ce fleuve sacré, le Niger.

ses trois albums : Hoga, Sahel folk, et Koïma : 

SIDI TOURE  SIDI TOURE  SIDI TOURE

Sidi Touré est né en 1959 à Gao au nord du Mali. Cette cité aux portes du désert est l'ancienne capitale de l'empire Songhaï, dont les ancêtres de Sidi Touré ont été l'une des familles régnantes. Il construit sa première guitare, encore enfant, à partir d'une simple ardoise. Pour eux, pas question de musique, le rejeton royal se doit de faire des études, de préférence aux Etats-Unis.
Mais Sidi Touré est têtu et rebelle, et finit par rejoindre le groupe de son lycée. Il intègre ensuite l'orchestre local Songhaï Stars, dont il est le plus jeune membre  (1976).
Il est récompensé en tant que meilleur chanteur pour sa composition Manou Tchirey, écrite dans le dialecte Songhaï, en 1984, et en 1986.
Sidi Touré sort son premier album "Hoga" en 1996. Hélas, il se fait alors arnaquer par un producteur peu scrupuleux qui lui promet tournée et promotion pour son album. Rien n'arrive jamais, surtout pas les royalties d'un album qui est distribué jusqu'aux Etats-Unis.
 
SIDI TOURE SIDI TOURE SIDI TOURE

Sidi Touré ne se nourrit pas seulement des influences Songhaï pour composer. Jeune, il écoutait J.J. Cale et Kenny Rogers, sa musique se colore donc autant d'influences diverses que de ses racines maliennes. "Sahel Folk" est son second album, mais pour la première fois, la participation de ses collaborateurs est mentionnée. Enregistré dans la maison de la soeur de Sidi, le disque brille surtout par la simplicité des compositions, qui met en lumière la beauté des mélodies et le talent des musiciens. Chaque morceau est le fruit d'une association entre Sidi Touré et l'un de ses amis : après avoir choisi un morceau autour d'une tasse de thé, les deux musiciens se lancent pour l'enregistrement mais ne s'autorisent que deux prises pour capter la spontanéité de la démarche et l'essence de la collaboration.L'album "Koïma", paru en avril 2012, est une dédicace à sa mère, Agaïchatou Haïdaratou TOURE, pour son attention permanente, mais qui malheureusement n'est plus, pour savourer les fruits de ce labeur, qui fut aussi le sien.